Le relevé, et ce qu’il recouvre
8 551 logements sur 40 546 renseignésÀ Toulon, 21,1 % des logements diagnostiqués ne sont ventilés que par l’ouverture des fenêtres, soit 8 551 logements sur 40 546 diagnostics renseignés. 14,5 % de plus, soit 5 874 logements, le sont par entrées d’air hautes et basses.
Un tiers du parc diagnostiqué de la commune est donc dépourvu de tout dispositif mécanique de renouvellement d’air. Ce n’est pas une anomalie : c’est la règle du bâti de l’époque, et 72,4 % du parc diagnostiqué toulonnais est antérieur à 1975.
Dans le périmètre, l’écart entre communes est net. Le Castellet atteint 37,1 % sur 700 diagnostics renseignés, Bandol 28,0 % sur 3 607, Cuers 25,7 % sur 1 879. À l’opposé, Hyères descend à 11,0 % sur 14 066 diagnostics renseignés, la part la plus basse des dix-huit.
Pourquoi une fenêtre neuve peut créer un problème d’humidité
Le seul arbitrage vraiment technique du poste menuiserieUn logement de ce type respire par ses défauts. Les jeux entre dormant et ouvrant, les joints durcis, les passages de coffre laissent entrer un air neuf continu. C’est inconfortable en hiver, c’est cher à chauffer, et c’est pourtant ce qui évacue l’humidité produite chaque jour par la cuisine, la douche et le linge.
Poser une menuiserie neuve et étanche supprime cette entrée d’air. Le confort thermique et acoustique s’améliore immédiatement. Puis, quelques semaines plus tard, la buée apparaît le matin sur les vitrages, l’air devient lourd, des traces se forment dans les angles froids et derrière les meubles.
On attribue alors le problème à la fenêtre neuve. Il vient en réalité de ce qui n’a pas été fait en même temps : rétablir un renouvellement d’air permanent.

