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Guide · 5 min de lecture

Classé C et pourtant invivable en août : ce que le DPE toulonnais ne dit pas

Votre logement peut être correctement classé et rester insupportable en août. Votre classe et ce que vous vivez chez vous ne disent pas la même chose. Les moyennes communales vous donnent un contexte ; ce que vous déciderez se joue sur votre logement.

Dites-nous ce qui vous gêne chez vous

Décrivez votre gêne, pas la solution : ce qui chauffe chez vous, ce qui ferme mal, ce qui ne se renouvelle pas. Nous vous disons ce qui manque, puis nous venons chiffrer sur place.

Votre demande nous arrive directement, et elle ne va nulle part ailleurs : vos coordonnées ne sont ni revendues ni diffusées. Votre devis est gratuit et sans engagement.

Comparaisons historiques : 18 communes, données relevées le 7 août 2026. Il s’agit d’enregistrements ADEME, pas nécessairement de logements uniques. Sanary, relevée séparément, n’entre pas dans ces classements.

Façade d’immeuble d’habitation en plein soleil, une partie des baies portant une occultation extérieure à lames et l’autre entièrement nue
Façade d’immeuble d’habitation en plein soleil, une partie des baies portant une occultation extérieure à lames et l’autre entièrement nue.

Premier fait : l’enveloppe toulonnaise est la plus dégradée des dix-huit communes

33 002 murs insuffisants sur 42 298 renseignés

Sur les 42 299 diagnostics de performance énergétique relevés à Toulon, 78,0 % des murs sont classés à isolation insuffisante, soit 33 002 enregistrements sur 42 298 diagnostics renseignés. L’enveloppe prise globalement suit : 75,7 % d’insuffisantes, soit 32 001 enregistrements sur 42 299 diagnostics.

Ces deux parts sont les plus élevées des dix-huit communes du périmètre couvert. Aucune autre commune n’atteint ce niveau, et l’écart n’est pas marginal.

La cause est dans l’âge du parc, et elle se mesure aussi : 72,4 % du parc diagnostiqué est antérieur à 1975 et 10,8 % seulement a été bâti depuis 2001, la part la plus basse des dix-huit. C’est le parc le moins renouvelé du périmètre.

Deuxième fait : l’étiquette, elle, reste massée au milieu de l’échelle

4 603 logements en A ou B sur 42 299

On s’attendrait à trouver un parc de mauvaises lettres. C’est l’inverse. 84,8 % du parc diagnostiqué est classé C, D ou E : 17 636 logements en C, 13 136 en D et 5 112 en E.

Aux deux bouts, presque rien. 4,3 % du parc est classé F ou G, soit 1 446 logements en F et 366 en G. Et 10,9 % seulement est classé A ou B, soit 4 603 logements, la part la plus basse des dix-huit communes du périmètre.

Une enveloppe très dégradée et une étiquette moyenne : les deux affirmations sont vraies en même temps, sur le même parc, dans la même base.

Occultation extérieure en cours de pose, coulisses fixées dans le tableau et emplacement de coffre encore ouvert en partie haute
Une occultation extérieure en cours de pose, tablier à lames orientables partiellement descendu.

Troisième repère : le climat participe au contexte du logement

42 060 diagnostics sur 42 168 renseignés

99,7 % du parc diagnostiqué toulonnais est en zone climatique H3. C’est la zone où le besoin de chauffage est le plus faible du découpage réglementaire.

L’effet sur la classe DPE se détermine à partir du logement et du programme de travaux, pas de la moyenne communale. L’état de l’enveloppe, les équipements et la ventilation sont à examiner ensemble. Un audit peut évaluer les gains attendus ; aucune classe ni absence de gain ne peut être promise à partir du seul climat toulonnais.

La lettre est un repère parmi les éléments à examiner. Les gênes vécues, le contenu du diagnostic et l’état réel du logement permettent de préparer la discussion sur les travaux.

La moitié de ce guide est derrière vous. Ce qui vaut chez vous, nous venons le relever sur place.

Prendre rendez-vous

Ce que cela change pour le levier réglementaire et pour les aides

F16, F02 et F03 croisés avec 84,8 %

Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G ne peut plus être mis en location en France métropolitaine, et l’interdiction s’étendra aux logements classés F en 2028 puis aux E en 2034. À Toulon, cette contrainte ne concerne aujourd’hui que 4,3 % du parc diagnostiqué. Pour la très grande majorité des propriétaires, le levier réglementaire ne joue pas.

Du côté des aides, MaPrimeRénov’ propose deux parcours. Le parcours par geste finance un travail isolé. Le parcours de rénovation d’ampleur réunit plusieurs travaux parmi l’isolation, le chauffage, la ventilation et l’eau chaude sanitaire, avec un audit énergétique avant et après, et une prise en charge de 10 à 80 % selon les revenus, dans la limite d’un plafond de dépenses de 30 000 € HT porté à 40 000 € selon les gains énergétiques.

Le parcours MaPrimeRénov’ rénovation d’ampleur concerne actuellement les logements classés E, F ou G ; les C et D en sont exclus. Un rendez-vous préalable avec France Rénov’ est obligatoire. L’éligibilité, l’audit et les autres conditions se vérifient dossier par dossier. Le parcours par geste suit ses propres conditions.

Doublage intérieur en cours de pose, ossature et panneaux isolants sur une moitié du mur, maçonnerie nue sur l’autre
Un doublage intérieur en cours de pose, panneaux isolants insérés entre les montants sur une moitié du mur.

Sur quoi arbitrer à la place, et c’est mesuré aussi

10 740, 11 079 et 8 551 enregistrements

Trois indicateurs disent ce que la lettre ne dit pas, et ils sont dans le même diagnostic.

Le confort d’été, d’abord : 32,3 % des logements diagnostiqués de la commune sont jugés insuffisants sur ce point, soit 10 740 enregistrements sur 33 274 diagnostics renseignés. Cet indicateur fait partie du diagnostic, et il n’entre pas dans le calcul de la lettre. C’est l’exemple le plus net de l’écart.

La protection solaire extérieure, ensuite : 33,3 % des logements diagnostiqués n’en ont aucune, soit 11 079 enregistrements sur 33 274 diagnostics renseignés. Il s’agit des volets, persiennes, stores ou brise-soleil posés à l’extérieur du vitrage.

La ventilation enfin : 21,1 % des logements diagnostiqués ne sont ventilés que par l’ouverture des fenêtres, soit 8 551 enregistrements sur 40 546 diagnostics renseignés, et 14,5 % de plus par entrées d’air hautes et basses.

Ces indicateurs complètent la lecture de la classe et aident à préparer la visite. Ils ne permettent pas, isolément, de prévoir le gain énergétique d’un logement ; les travaux se décident en examinant aussi les équipements et l’enveloppe.

Ce que cela donne comme ordre de travaux

Trois postes, dans cet ordre

D’abord ce qui se tient devant la vitre. C’est le poste qui répond à la chaleur d’août, et il manque à un tiers du parc diagnostiqué. Une occultation posée à l’extérieur du vitrage arrête le rayonnement avant qu’il n’entre. Un rideau intérieur, non.

Ensuite l’air. Un logement rendu plus étanche par des menuiseries neuves cesse de se renouveler par ses défauts. Les entrées d’air ou l’extraction se traitent dans le même chantier, sinon la buée arrive dans les mois qui suivent.

Un doublage intérieur peut contribuer à réduire la sensation de paroi froide. Son effet en été dépend du logement, des protections solaires et de la ventilation. Il réduit la surface disponible ; le choix du système et son épaisseur se discutent avec les autres postes.

Ce guide décrit un mécanisme. Votre logement, lui, se relève chez vous, ouverture par ouverture.

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La lame et l’air

Cinq gênes, trois positions, un manque en sortie

« Il fait trop chaud l’après-midi, et ça ne redescend pas la nuit. »

Ce qui manque entre la pièce et la rue
Il n’y a rien devant votre vitre : aucune protection solaire à l’extérieur du vitrage.
Ce que ça change dans le logement
Votre vitrage laisse entrer le rayonnement du milieu de journée, et la chaleur reste dans vos parois jusqu’au petit matin. Cela se joue chez vous de juin à septembre.
Le poste qui le traite
Occultation extérieure : volet, persienne, store ou brise-soleil posé à l’extérieur de votre vitrage.

32,3 % de confort d’été jugé insuffisant sur 33 274 diagnostics renseignés, et 33,3 % sans protection solaire extérieure sur 33 274 diagnostics renseignés.

Décrivez-nous ce qui vous gêne, on vous dit ce qui manque.

Ce que ça donne chez vous

Du guide au relevé, quatre étapes
  • Vous décrivez votre gêne et le moment de l’année où elle vous rattrape.
  • Nous convenons de votre créneau de visite par courrier électronique.
  • Le relevé porte sur vos ouvertures, leur exposition, ce qui se tient devant vos vitrages et la façon dont votre logement se renouvelle.
  • Votre devis suit, gratuit et ventilé poste par poste, avec ce qui est compris et ce qui reste dehors.

La page métier qui porte ce sujet : la menuiserie comme poste de rénovation à Toulon.

Ce que vous pouvez vérifier avant de signer se contrôle sur pièces. Ce qui se décide chez vous, nous le relevons au cours d’une visite.

Prendre rendez-vous

Ce que vous pouvez vérifier avant de signer

Trois points adossés à un texte opposable
  • Votre attestation d’assurance décennale, remise avant l’ouverture du chantier, avec sa période de validité et ses activités déclarées.
  • Votre devis ventilé poste par poste, avec ses exclusions écrites plutôt que sous-entendues.
  • La mention de TVA portée sur votre devis depuis le 1er mars 2025, qui remplace l’attestation séparée.

Pour aller plus loin : la menuiserie, l’occultation et l’air, ce que l’isolation change vraiment à Toulon, rénover un appartement toulonnais, le parc diagnostiqué de Toulon en détail.

Les questions que vous nous posez sur ce point

Réponses sourcées sur le parc diagnostiqué

Le diagnostic est-il faux, alors ?

Non. Votre diagnostic mesure ce qu’il est fait pour mesurer, essentiellement un besoin de chauffage rapporté à une surface, et il le fait correctement. Ce qu’il ne fait pas, c’est décrire ce que vous vivez l’été dans un logement méditerranéen. L’indicateur de confort d’été figure d’ailleurs dans votre document, mais il n’entre pas dans le calcul de votre lettre. Il n’est pas faux : il répond à une autre question que la vôtre.

Est-ce vrai partout dans le périmètre couvert ?

Le mécanisme vaut sur tout le périmètre, mais les parts diffèrent d’une commune à l’autre, donc chez vous aussi. La Farlède compte 32,7 % de logements classés A ou B sur 1 422 diagnostics et 0,8 % seulement en F ou G, quand Solliès-Toucas compte 4,8 % de F ou G sur 800 diagnostics, la part la plus élevée des dix-huit. La page de votre commune porte le relevé de son propre parc diagnostiqué.

Faut-il refaire faire un diagnostic avant de décider ?

Pas nécessairement. Si votre diagnostic est récent, il suffit à lire les champs utiles : qualité d’isolation des murs, des menuiseries et du plancher bas, indicateur de confort d’été, présence d’une protection solaire extérieure, type de ventilation. Ce sont ces champs qui vous orientent, pas la lettre de couverture. Nous les lisons avec vous à la visite.

Deux guides voisins

Sur les huit que compte le site

La façade, la toiture et les colonnes communes de votre immeuble ne sont pas dans ce chantier.