Premier fait : l’enveloppe toulonnaise est la plus dégradée des dix-huit communes
33 002 murs insuffisants sur 42 298 renseignésSur les 42 299 diagnostics de performance énergétique relevés à Toulon, 78,0 % des murs sont classés à isolation insuffisante, soit 33 002 enregistrements sur 42 298 diagnostics renseignés. L’enveloppe prise globalement suit : 75,7 % d’insuffisantes, soit 32 001 enregistrements sur 42 299 diagnostics.
Ces deux parts sont les plus élevées des dix-huit communes du périmètre couvert. Aucune autre commune n’atteint ce niveau, et l’écart n’est pas marginal.
La cause est dans l’âge du parc, et elle se mesure aussi : 72,4 % du parc diagnostiqué est antérieur à 1975 et 10,8 % seulement a été bâti depuis 2001, la part la plus basse des dix-huit. C’est le parc le moins renouvelé du périmètre.
Deuxième fait : l’étiquette, elle, reste massée au milieu de l’échelle
4 603 logements en A ou B sur 42 299On s’attendrait à trouver un parc de mauvaises lettres. C’est l’inverse. 84,8 % du parc diagnostiqué est classé C, D ou E : 17 636 logements en C, 13 136 en D et 5 112 en E.
Aux deux bouts, presque rien. 4,3 % du parc est classé F ou G, soit 1 446 logements en F et 366 en G. Et 10,9 % seulement est classé A ou B, soit 4 603 logements, la part la plus basse des dix-huit communes du périmètre.
Une enveloppe très dégradée et une étiquette moyenne : les deux affirmations sont vraies en même temps, sur le même parc, dans la même base.

Troisième repère : le climat participe au contexte du logement
42 060 diagnostics sur 42 168 renseignés99,7 % du parc diagnostiqué toulonnais est en zone climatique H3. C’est la zone où le besoin de chauffage est le plus faible du découpage réglementaire.
L’effet sur la classe DPE se détermine à partir du logement et du programme de travaux, pas de la moyenne communale. L’état de l’enveloppe, les équipements et la ventilation sont à examiner ensemble. Un audit peut évaluer les gains attendus ; aucune classe ni absence de gain ne peut être promise à partir du seul climat toulonnais.
La lettre est un repère parmi les éléments à examiner. Les gênes vécues, le contenu du diagnostic et l’état réel du logement permettent de préparer la discussion sur les travaux.

